Association Inter villageoise Ndiael

Association Inter villageoise Ndiael

La réserve de NDIAEL, d’une superficie de 46550ha , classée par décret  en1965 , désignée comme Zone Humide par la convention de Ramsar en 1977 et intégré dans la RBT comme aire centrale par l’UNESCO en 2005 est aujourd’hui confrontée aux problèmes d’alimentation en eau.
 
C’est dans l’optique d’une réhabilitation de cette réserve, que l’unité de coordination et le Projet de Conservation de la Biodiversité Mauritanie – Sénégal ont organisé depuis 2003 les populations locales en une Association Inter villageoise (AIV) regroupant 32 Comités villageois.
 
L’AIV qui dispose d’un plan d’opérations pour la période 2008-2012  envisage de  restaurer l’écosystème de la réserve du Ndiaël par la  contribution à la remise en eau de la réserve déjà entamée par COMPACT. Ceci prend en compte l’aménagement du chenal d’alimentation de « nietiyone », l’aménagement des aires de repos et de reproduction des oiseaux pour maintenir le site comme deuxième pôle de séjour après Djoudj.
 
Les villages de la zone du Ndiael présentent un niveau d’equipement en infrastructures de base très faibles. En plus des problèmes d’enclavement, les villages sont handicapés pat l’absence d’infrastructures de santé. Seul le 1/3 des villages dispose de puits, les autres localités ont recours aux mares, marigots, et rivières pour assurer leurs besoins en eau. L’infrastructure sociale la plus commune reste l’école primaire qui polarise pès de 67% des villages.
 
Les principales activités menées par les populations dans le site sont relatives à l’élevage bovin (environ 40 000 têtes). Cette activité génératrice de revenus la plus importante assure pour 54% des ménages près de 84% de leurs revenus.
 
L’agriculture occupe la seconde place avec 43% des ménages.Quelques cultures maraichères sont implantées le long du chenal de nieti – yone et la riziculture en périphérie dans les casiers de la SAED.
La pêche artisanale présente par endroit est pratiquée en hivernage au niveau des plans d’eau et est essentiellement vouée à l’autoconsommation. L’exploitation des fruits et gousses, du gowé,  du nénuphar et de la gomme arabique par les populations est très localisée. L’existence de deux zones amodiées en périphérie de la réserve fait l’objet d’une exploitation règlementée. La coupe du bois est déclarée comme marginale et destinée essentiellement à la construction des huttes ou la fourniture de combustibles domestiques.
 
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